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La vraie raison du développement de l’IA en France

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La vraie raison du développement de l’IA  en France

A la sortie de la seconde guerre mondiale, l’élevage bovin français est véritablement décimé et surtout totalement « vérolé ». Un ensemble de maladies abortives, sexuellement transmissibles, nuisent à la production et la reproduction des cheptels. Le mode de reproduction de l’époque est la monte naturelle. La plupart du temps, c’est le taureau communal qui saillit toutes les vaches et génisses des environs. Ce vecteur efficace de transmission de ces maladies ne permettait pas de reconstituer le cheptel rapidement. C’est pourquoi l’état français décide de promouvoir l’utilisation de l’insémination, par la réglementation de 1946 afin d’éradiquer le développement des maladies abortives. Le but principal de cette loi est de régler le volet sanitaire par l’agrément des reproducteurs utilisés en IA (Indemne de toutes maladies réputées contagieuses). Elle garantit également la compétence des opérateurs (licence de chefs de centre et d’inséminateurs).

Chronologie du développement de l’IA en France :

1937 : Le professeur LETARD présente la méthode russe aux journées vétérinaires de Maisons-Alfort.

1938 : Le directeur de la Bergerie Nationale de Rambouillet, Martial LAPLAUD, va s’intéresser à la technique russe.

1942 : M. LAPLAUD engage Robert CASSOU pour le seconder sur le projet de développement de l’IA.

1944 : Un brevet est déposé pour l’électro-éjaculateur. Robert CASSOU réussit à prélever le sperme d’un taureau à l’aide d’un vagin artificiel « maison » (gouttière en zinc).

1944 : Par suite d’une mission d’étude en Grande Bretagne, ils découvrent la méthode du cathéter guidé par voie rectale ainsi que la dilution de la semence.

1945 : Robert CASSOU crée de la première coopérative d’IA à la Loupe en Eure et Loir (28).

Mars 1946 : la première IA commerciale à lieu aux Menus (28) sur une vache Normande baptisée Violette.

Fin 1947 : Une dizaine de centres sont en place. L’UNCEIA (maintenant ALLICE) est créée.

1950 : 55 centres réalisent environ 450 000 IAP bovines.

Fin des années 50 : On utilise systématiquement des moufles.

1968 : La première génisse issue de semence congelée nait.

1970 : L’utilisation en France de la semence congelée en paillettes est généralisée.

Conclusion :

La crise sanitaire actuelle vient nous rappeler que nous sommes particulièrement fragiles vis-à-vis d’épidémies humaines ou animales et qu’il ne faut jamais baisser la garde sur des sujets aussi sensibles. Il est donc important de souligner que l’insémination animale garantit l’intégrité sanitaire de nos troupeaux pour assurer la continuité de l’approvisionnement en nourriture de la population.

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